10 recettes de cuisine chinoise faciles à reproduire
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Dans cet article
- Découvrez 10 recettes chinoises authentiques réalisables en moins de 30 minutes pour la plupart
- Chaque recette nécessite entre 5 et 10 ingrédients facilement trouvables en supermarché ou en épicerie asiatique
- Les bases de la cuisine chinoise reposent sur 5 saveurs fondamentales : salé, sucré, acide, amer et umami
- La sauce soja, l’huile de sésame et le gingembre frais constituent le trio indispensable de votre placard
- Un wok de qualité et une planche à découper suffisent comme équipement de base pour débuter
- Ces recettes couvrent 4 grandes régions culinaires de Chine : Canton, Sichuan, Pékin et Shanghai
Sommaire
- Les bases indispensables de la cuisine chinoise
- L’équipement nécessaire pour cuisiner chinois
- Riz cantonais express : la recette incontournable
- Nouilles sautées aux légumes et poulet
- Raviolis chinois faits maison
- Poulet Kung Pao à la sichuanaise
- Quatre autres recettes rapides et savoureuses
- Tableau comparatif des 10 recettes
- Mes conseils pour réussir vos plats chinois
Après plus de quinze ans passés entre la France et la Chine, je constate que la cuisine chinoise reste souvent mal comprise en Occident. Beaucoup de Français pensent que préparer un plat chinois authentique demande des heures de travail et des ingrédients introuvables. C’est faux. En réalité, la cuisine chinoise traditionnelle repose sur des techniques simples et des produits accessibles. Je vais vous guider à travers 10 recettes chinoises faciles et rapides que j’ai moi-même enseignées à des dizaines d’expatriés lors de mes années à Pékin et Shanghai. Si vous envisagez de travailler en Chine, maîtriser quelques recettes locales vous ouvrira bien des portes sur le plan social.
Les bases indispensables de la cuisine chinoise
Avant de vous lancer dans les recettes, il faut comprendre les fondamentaux. La cuisine chinoise s’articule autour de cinq saveurs essentielles : le salé (xián), le sucré (tián), l’acide (suān), l’amer (kǔ) et l’umami (xiān). Chaque plat réussi cherche un équilibre entre au moins deux ou trois de ces saveurs. C’est ce qui distingue un plat correct d’un plat mémorable.
Votre placard doit contenir quelques ingrédients de base que vous utiliserez dans presque toutes les recettes. La sauce soja claire (shēng chōu) sert d’assaisonnement quotidien, tandis que la sauce soja foncée (lǎo chōu) apporte couleur et profondeur. L’huile de sésame, utilisée en finition, donne cette note caractéristique que l’on reconnaît immédiatement. Le gingembre frais, l’ail et la ciboule complètent la sainte trinité aromatique de la cuisine chinoise. Selon l’article dédié de Wikipédia sur la cuisine chinoise, celle-ci se divise en huit grandes traditions culinaires régionales, chacune avec ses spécificités.
N’oubliez pas la fécule de maïs, indispensable pour épaissir les sauces et enrober les viandes avant la cuisson. Le vinaigre de riz, le vin de Shaoxing (remplaçable par du xérès sec) et le sucre en poudre viennent compléter votre arsenal. Avec ces douze ingrédients de base, vous pouvez déjà réaliser la majorité des recettes que je vais vous présenter.
L’équipement nécessaire pour cuisiner chinois
Contrairement à la cuisine française qui exige des batteries de casseroles, la cuisine chinoise se pratique avec un équipement minimaliste. Le wok reste l’ustensile roi. Je vous recommande un wok en acier au carbone d’un diamètre de 30 à 35 centimètres. Les modèles en fonte sont trop lourds pour le mouvement de bascule (chǎo) essentiel au sauté. Comptez entre 25 et 50 euros pour un wok de bonne qualité qui durera des années.
Ajoutez une spatule en bois ou en bambou, un couteau de chef chinois (cài dāo) à lame rectangulaire, un panier vapeur en bambou et une passoire. C’est tout. Pas besoin de robot culinaire ni de thermomètre. La cuisine chinoise fait confiance à vos sens : le crépitement de l’huile vous indique la température, l’odeur vous guide sur la cuisson.
Un point crucial que j’apprends à tous mes élèves : le feu vif est la clé. La technique du wok hei (le souffle du wok) ne fonctionne qu’avec une chaleur intense. Si vous cuisinez sur une plaque à induction, choisissez un wok à fond plat et poussez la puissance au maximum. C’est ce feu violent qui donne aux légumes leur texture croquante et aux viandes leur saveur grillée caractéristique.
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Riz cantonais express : la recette incontournable
Le riz cantonais (chǎo fàn) est probablement le premier plat chinois que chaque Français a goûté. Pourtant, la version des restaurants à emporter n’a souvent rien à voir avec l’original. Mon secret : utilisez du riz de la veille, refroidi au réfrigérateur. Le riz frais contient trop d’humidité et donnera un résultat pâteux.
Voici les ingrédients pour quatre personnes : 400 grammes de riz cuit refroidi, deux œufs battus, 100 grammes de petits pois surgelés, 100 grammes de crevettes décortiquées, deux tranches de jambon coupées en dés, deux cuillères à soupe de sauce soja claire, une cuillère à soupe d’huile de sésame, du sel et du poivre blanc.
La technique est simple mais demande de la rapidité. Faites chauffer votre wok à feu très vif avec deux cuillères à soupe d’huile végétale. Versez les œufs battus et remuez immédiatement pour obtenir des morceaux irréguliers. Ajoutez les crevettes et le jambon, sautez deux minutes. Incorporez le riz en le détachant bien avec la spatule. Arrosez de sauce soja, ajoutez les petits pois, et sautez le tout pendant trois à quatre minutes en remuant constamment. Terminez par un filet d’huile de sésame et de la ciboule ciselée. L’ensemble ne prend pas plus de dix minutes. Si vous prévoyez un séjour en Chine, sachez que le climat varie considérablement selon les régions, tout comme les variantes locales de ce plat emblématique.
Nouilles sautées aux légumes et poulet
Les nouilles sautées (chǎo miàn) représentent l’autre grand classique de la cuisine chinoise quotidienne. Chaque famille possède sa propre version, et c’est ce qui fait la beauté de cette recette : elle s’adapte à ce que vous avez dans le réfrigérateur.
Pour quatre personnes, préparez 300 grammes de nouilles de blé chinoises (ou des spaghettis en dépannage), 200 grammes de blanc de poulet émincé finement, un poivron rouge, une carotte, 100 grammes de chou chinois, deux gousses d’ail, un morceau de gingembre de deux centimètres. Pour la sauce : trois cuillères à soupe de sauce soja claire, une cuillère à soupe de sauce d’huître, une cuillère à café de sucre, une cuillère à café d’huile de sésame.
Faites cuire les nouilles selon les instructions du paquet, égouttez-les et enduisez-les d’un peu d’huile pour éviter qu’elles ne collent. Émincez le poulet et marinez-le cinq minutes dans une cuillère à soupe de sauce soja et une cuillère à café de fécule de maïs. Cette technique, appelée « velveting », rend la viande incroyablement tendre. Saisissez le poulet à feu vif dans le wok huilé, réservez. Faites sauter les légumes deux minutes en commençant par les plus durs (carotte), puis les plus tendres (chou). Remettez le poulet, ajoutez les nouilles et la sauce mélangée. Sautez le tout deux minutes en soulevant les nouilles avec des baguettes ou deux spatules.
Raviolis chinois faits maison
Les raviolis chinois (jiǎo zi) sont un plat convivial par excellence. En Chine, les préparer en famille est une tradition du Nouvel An lunaire. Je vous rassure : avec un peu de pratique, le pliage devient un geste naturel. Vous pouvez consulter les dates de l’horoscope chinois pour connaître les périodes de festivités où ces raviolis sont traditionnellement servis.
Pour la pâte (environ 40 raviolis) : 300 grammes de farine de blé, 150 millilitres d’eau tiède, une pincée de sel. Mélangez, pétrissez dix minutes jusqu’à obtenir une boule lisse, puis laissez reposer trente minutes sous un torchon humide. Pour la farce : 250 grammes de porc haché, 100 grammes de chou chinois finement haché et essoré, une cuillère à soupe de sauce soja, une cuillère à café d’huile de sésame, du gingembre râpé, de la ciboule ciselée, du sel et du poivre blanc.
Divisez la pâte en petites boules de la taille d’une noix. Aplatissez chacune au rouleau en un cercle de huit centimètres de diamètre, plus fin sur les bords qu’au centre. Déposez une cuillère à café de farce au centre, humidifiez le bord à l’eau, pliez en demi-lune et pincez les bords en formant de petits plis. Pour la cuisson, trois options s’offrent à vous : bouillis dans l’eau (shuǐ jiǎo), poêlés avec un fond croustillant (guō tiē, les fameux « pot stickers »), ou cuits à la vapeur (zhēng jiǎo). Les raviolis poêlés sont mes préférés : faites-les dorer deux minutes dans l’huile, ajoutez 80 millilitres d’eau, couvrez et laissez cuire cinq minutes jusqu’à évaporation complète.
Poulet Kung Pao à la sichuanaise
Le poulet Kung Pao (gōng bǎo jī dīng) est l’un des plats les plus célèbres de la cuisine du Sichuan. Épicé, légèrement sucré et parsemé de cacahuètes grillées, il incarne parfaitement l’art de l’équilibre des saveurs chinoises. Ce plat tire son nom d’un gouverneur de la dynastie Qing, Ding Baozhen, qui en raffolait.
Pour quatre personnes : 400 grammes de cuisses de poulet désossées coupées en dés de deux centimètres, une poignée de cacahuètes grillées non salées, 6 à 8 piments secs (ajustez selon votre tolérance), une cuillère à café de grains de poivre du Sichuan, trois gousses d’ail émincées, un morceau de gingembre, deux ciboules. La sauce magique : deux cuillères à soupe de sauce soja claire, une cuillère à soupe de vinaigre de riz, une cuillère à soupe de vin de Shaoxing, une cuillère à café de sucre, une cuillère à café de fécule de maïs diluée dans deux cuillères à soupe d’eau.
Marinez le poulet dans une cuillère à soupe de sauce soja et une cuillère à café de fécule pendant quinze minutes. Faites griller les grains de poivre du Sichuan à sec dans le wok, puis les piments coupés en tronçons. Ajoutez le poulet et saisissez-le à feu vif. Incorporez l’ail, le gingembre, puis versez la sauce préparée. Laissez épaissir une minute et ajoutez les cacahuètes en tout dernier pour qu’elles restent croquantes. Servez immédiatement avec du riz blanc.
Quatre autres recettes rapides et savoureuses
Je souhaite vous présenter quatre recettes supplémentaires qui complètent parfaitement ce tour d’horizon de la cuisine chinoise maison. Chacune représente une technique ou une région différente.
Soupe de tomates aux œufs (fān qié dàn tāng)
C’est le plat réconfort par excellence en Chine, l’équivalent de notre soupe de grand-mère. Faites revenir quatre tomates coupées en quartiers dans un peu d’huile jusqu’à ce qu’elles fondent. Ajoutez 800 millilitres d’eau ou de bouillon de poule, portez à ébullition. Battez deux œufs et versez-les en filet dans la soupe bouillante en remuant doucement pour former des rubans. Assaisonnez de sel, d’une pincée de sucre et de poivre blanc. Parsemez de ciboule ciselée. Temps total : quinze minutes.
Bœuf aux brocolis (xī lán huā niú ròu)
Un classique sino-américain qui trouve ses racines dans la cuisine cantonaise. Émincez 300 grammes de bœuf (bavette ou rumsteck) contre le grain et marinez dans la sauce soja et la fécule. Blanchissez 300 grammes de brocolis deux minutes à l’eau bouillante. Saisissez le bœuf à feu très vif dans le wok, réservez. Faites sauter les brocolis avec de l’ail, remettez le bœuf et nappez d’une sauce composée de sauce d’huître, de sauce soja et d’un peu de sucre épaissie à la fécule. Selon le ministère de l’Agriculture, le brocoli est un légume riche en vitamines C et K, ce qui en fait un excellent choix nutritionnel.
Aubergines braisées au style du Sichuan (yú xiāng qié zi)
Ce plat végétarien est l’un des plus savoureux de toute la cuisine chinoise. Le nom signifie littéralement « aubergines parfumées au poisson », bien qu’il n’y ait aucun poisson dedans ; c’est la sauce qui évoque ce goût. Coupez trois aubergines en bâtonnets, faites-les frire ou sauter dans le wok jusqu’à ce qu’elles soient tendres et dorées. Préparez la sauce yú xiāng en mélangeant de la pâte de piment (dòu bàn jiàng), de la sauce soja, du vinaigre de riz, du sucre et de l’ail. Nappez les aubergines de cette sauce et servez avec du riz.
Porc au caramel (hóng shāo ròu)
Ce braisé de poitrine de porc est le plat préféré de nombreux Chinois. Coupez 500 grammes de poitrine de porc en cubes de trois centimètres. Blanchissez-les cinq minutes à l’eau bouillante. Dans une cocotte, faites un caramel avec trois cuillères à soupe de sucre, ajoutez les morceaux de porc et enrobez-les. Versez de la sauce soja foncée, du vin de Shaoxing, de l’anis étoilé, de la cannelle et suffisamment d’eau pour couvrir. Laissez mijoter à feu doux pendant une heure à une heure trente jusqu’à ce que la sauce soit sirupeuse et la viande fondante. Ce plat était paraît-il le favori de Mao Zedong. Pour ceux qui s’intéressent à la culture chinoise au-delà de la cuisine, les arts martiaux chinois constituent un autre pan fascinant de cette civilisation millénaire.
Tableau comparatif des 10 recettes
Pour vous aider à choisir par quelle recette commencer, voici un récapitulatif complet.
| Recette | Difficulté | Temps de préparation | Région d’origine | Type |
|---|---|---|---|---|
| Riz cantonais | Facile | 15 minutes | Canton | Plat complet |
| Nouilles sautées | Facile | 20 minutes | Toute la Chine | Plat complet |
| Raviolis chinois | Moyen | 60 minutes | Nord de la Chine | Entrée ou plat |
| Poulet Kung Pao | Moyen | 25 minutes | Sichuan | Plat principal |
| Soupe tomates-œufs | Très facile | 15 minutes | Toute la Chine | Soupe |
| Bœuf aux brocolis | Facile | 20 minutes | Canton | Plat principal |
| Aubergines braisées | Moyen | 30 minutes | Sichuan | Accompagnement |
| Porc au caramel | Facile (mais long) | 90 minutes | Hunan / Shanghai | Plat principal |
| Ma po tofu | Facile | 20 minutes | Sichuan | Plat principal |
| Travers de porc laqués | Facile | 50 minutes | Canton | Plat principal |
Deux recettes bonus méritent une mention dans ce tableau. Le Ma Po Tofu (má pó dòu fu) se prépare en sautant du tofu ferme coupé en cubes avec du porc haché, de la pâte de piment du Sichuan et du poivre du Sichuan. Vingt minutes suffisent pour obtenir un plat épicé, crémeux et réconfortant. Les travers de porc laqués (táng cù pái gǔ) nécessitent simplement de braiser les travers dans un mélange de sauce soja, de vinaigre, de sucre et de ketchup pendant quarante-cinq minutes. Le résultat est caramélisé, acidulé et absolument irrésistible.
Mes conseils pour réussir vos plats chinois
Après des années à enseigner la cuisine chinoise à des francophones, je constate toujours les mêmes erreurs. Voici mes recommandations essentielles pour passer du niveau débutant au niveau intermédiaire.
Premièrement, la mise en place (ou « zhǔn bèi » en chinois) est non négociable. Tout doit être coupé, mesuré et disposé avant d’allumer le feu. La cuisson au wok est si rapide qu’il est impossible de s’arrêter pour émincer un légume oublié. Je prépare systématiquement tous mes ingrédients dans de petits bols avant de commencer.
Deuxièmement, ne surchargez jamais votre wok. Si vous cuisinez pour quatre personnes, faites deux fournées plutôt qu’une seule. Un wok trop rempli fait baisser la température et transforme votre sauté en étuvée. Les légumes deviennent mous au lieu de rester croquants. C’est la différence entre un plat de restaurant et un plat raté.
Troisièmement, investissez dans des sauces de qualité. La différence entre une sauce soja industrielle à deux euros et une sauce soja naturellement fermentée à cinq euros est considérable. Les marques Lee Kum Kee, Pearl River Bridge ou Kikkoman offrent un excellent rapport qualité-prix. Pour la sauce d’huître et la pâte de piment, je recommande également Lee Kum Kee et Lao Gan Ma, cette dernière étant devenue culte en Chine.
Quatrièmement, maîtrisez la technique de la marinade à la fécule (« velveting »). Cette méthode consiste à enrober la viande émincée de fécule de maïs, de sauce soja et parfois d’un blanc d’œuf avant la cuisson. Le résultat est une viande incroyablement tendre et juteuse, même avec des morceaux économiques comme le blanc de poulet. C’est le secret le mieux gardé de la cuisine chinoise.
Enfin, n’ayez pas peur d’adapter. La cuisine chinoise n’est pas figée. En Chine même, chaque famille a sa propre version de chaque plat. Si vous n’aimez pas le piment, réduisez-le. Si vous ne trouvez pas de vin de Shaoxing, utilisez du xérès sec. L’important est de comprendre les principes fondamentaux : l’équilibre des saveurs, la fraîcheur des ingrédients et la maîtrise du feu. Pour approfondir votre connaissance de la culture chinoise et préparer un éventuel voyage, je vous invite à découvrir notre guide sur les circuits en Asie qui inclut des étapes gastronomiques.
Si vous envisagez de séjourner en Chine pour approfondir vos compétences culinaires, sachez que la monnaie chinoise est le yuan renminbi. Prévoyez un budget raisonnable : un cours de cuisine dans une école locale coûte entre 200 et 500 yuans la séance, soit entre 25 et 65 euros selon le taux de conversion yuan-euro en vigueur. C’est un investissement modeste pour des compétences qui vous accompagneront toute votre vie.
La cuisine chinoise est également un formidable vecteur de lien social. Lors de mes séjours en Chine, j’ai noué certaines de mes plus belles amitiés autour d’une table ou d’un plan de travail. N’hésitez pas à inviter vos amis pour une soirée raviolis : c’est convivial, amusant et le résultat est toujours délicieux, même quand les pliages sont imparfaits. Selon le ministère de la Culture, la gastronomie est d’ailleurs reconnue comme un élément majeur du patrimoine culturel immatériel.
À retenir
- Utilisez toujours du riz de la veille pour le riz cantonais afin d’éviter un résultat pâteux
- Marinez vos viandes dans un mélange de fécule et sauce soja pour une tendreté optimale
- Ne surchargez jamais le wok : cuisinez en deux fournées plutôt qu’une pour maintenir la chaleur
- Préparez tous vos ingrédients avant d’allumer le feu car la cuisson au wok est ultra-rapide
- Investissez dans des sauces de qualité : la différence de goût entre 3 et 6 euros est considérable
Questions fréquentes
Quels sont les ingrédients de base indispensables pour cuisiner chinois ?
Les ingrédients essentiels sont la sauce soja claire et foncée, l’huile de sésame, le gingembre frais, l’ail, la ciboule, la fécule de maïs, le vinaigre de riz, le vin de Shaoxing (ou xérès sec), le sucre en poudre et le poivre blanc. Avec ces douze ingrédients de base, vous pouvez réaliser la grande majorité des recettes chinoises traditionnelles.
Quelle est la recette chinoise la plus facile pour un débutant ?
La soupe de tomates aux œufs est sans doute la recette la plus accessible. Elle ne nécessite que quatre tomates, deux œufs, du bouillon, du sel et de la ciboule. La préparation ne dépasse pas quinze minutes et ne demande aucune technique particulière. Le riz cantonais constitue également un excellent point de départ, à condition d’utiliser du riz cuit de la veille.
Peut-on remplacer le wok par une poêle classique ?
Oui, une grande poêle à fond épais peut dépanner pour la plupart des recettes sautées. Cependant, le wok offre une surface de cuisson plus grande, une meilleure répartition de la chaleur et permet le mouvement de bascule essentiel au sauté chinois. Un wok en acier au carbone de bonne qualité coûte entre 25 et 50 euros et représente un investissement durable.
Comment rendre la viande tendre dans les plats chinois ?
La technique du « velveting » est le secret des cuisiniers chinois. Elle consiste à mariner la viande émincée pendant dix à quinze minutes dans un mélange de fécule de maïs, de sauce soja et parfois d’un blanc d’œuf battu. La fécule crée une fine couche protectrice qui empêche la viande de se dessécher lors de la cuisson à feu vif. Cette méthode fonctionne avec le poulet, le bœuf et le porc.
Où trouver les ingrédients chinois en France ?
Les grandes surfaces proposent désormais un rayon asiatique avec les produits de base comme la sauce soja, l’huile de sésame et les nouilles. Pour des ingrédients plus spécifiques comme la pâte de piment du Sichuan, le poivre du Sichuan ou le vin de Shaoxing, rendez-vous dans une épicerie asiatique. Les enseignes Tang Frères et Paris Store disposent de nombreux points de vente en France. Les boutiques en ligne spécialisées offrent également un large choix avec livraison à domicile.
Combien de temps faut-il pour préparer des raviolis chinois maison ?
Comptez environ une heure au total pour une quarantaine de raviolis. La pâte nécessite dix minutes de pétrissage et trente minutes de repos. La préparation de la farce prend cinq minutes, et le pliage environ quinze minutes quand on a pris le coup de main. La cuisson finale (bouillis, poêlés ou vapeur) dure entre cinq et huit minutes. L’avantage est que les raviolis se congèlent très bien crus pour une utilisation ultérieure.
Marie Fontaine est specialiste des formalites administratives pour la Chine. Ancienne expatriee a Shanghai et Pekin pendant 8 ans, elle accompagne les voyageurs francophones dans leurs demarches de visa, VPN et preparatifs de voyage en Chine.
Sources
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