Transit sans visa Chine : 72h, 144h et 240h, guide 2026
Transit en Chine sans visa : un dispositif en pleine expansion
La Chine propose depuis plusieurs années des programmes de transit sans visa permettant aux voyageurs en escale de visiter le pays sans effectuer de demande consulaire. Ces dispositifs, qui couvrent des durées allant de 24 heures à 240 heures selon les villes, représentent une opportunité considérable pour les voyageurs en correspondance vers une destination tierce.
Ce guide présente les quatre formules de transit sans visa disponibles en 2026, les aéroports éligibles, les conditions de nationalité et la procédure à suivre pour en bénéficier.
Dernière mise à jour : — Source : visaforchina.org
En bref
- Quatre durées de transit sans visa existent : 24h, 72h, 144h et 240h
- Le dispositif 144h couvre la majorité des grands aéroports internationaux
- Les ressortissants de 54 pays sont éligibles, dont la France
- Le voyageur doit obligatoirement repartir vers un pays tiers (pas de retour au pays d’origine)
- Le séjour est limité à une zone géographique définie selon le point d’entrée
Comprendre les quatre formules de transit sans visa

Le gouvernement chinois a progressivement élargi son programme d’exemption de visa en transit. Chaque formule correspond à une durée maximale de séjour et à une zone de circulation autorisée.
Le transit 24 heures : l’escale basique
Tous les voyageurs internationaux en correspondance peuvent rester jusqu’à 24 heures dans la zone de transit de leur aéroport d’arrivée, sans condition de nationalité. Cette formule ne permet pas de quitter l’aéroport. Elle s’applique automatiquement, sans formalité préalable.
Le transit 72 heures
Disponible dans un nombre restreint d’aéroports, le transit chine sans visa 144h de 72 heures permet de quitter l’aéroport et de circuler dans la ville d’arrivée. Le voyageur doit détenir un billet confirmé vers un pays tiers et rester dans la municipalité ou la province du point d’entrée. Cette formule tend à être remplacée par le dispositif 144h dans la plupart des villes.
Le transit 144 heures : la formule la plus répandue
Le programme 144 heures (six jours) constitue aujourd’hui le dispositif principal. Il concerne les ressortissants de 54 pays et couvre la grande majorité des aéroports internationaux chinois. Le voyageur peut circuler librement dans la zone administrative définie, qui englobe souvent plusieurs villes. À titre d’exemple, le transit 144h via Shanghai permet de visiter également les provinces du Jiangsu et du Zhejiang.
Le transit 240 heures : la grande nouveauté 2024-2026
Annoncé fin 2024 et progressivement déployé, le transit sans visa Chine de 240 heures (dix jours) représente l’extension la plus ambitieuse du programme. Il est actuellement disponible dans plusieurs provinces et permet une exploration approfondie du territoire chinois, comme le confirme l’Administration nationale de l’immigration de Chine.
Aéroports et zones de circulation autorisées

La zone dans laquelle vous pouvez circuler dépend directement de votre point d’entrée. Voici les principales zones couvertes par le programme 144h et 240h.
Région de Pékin, Tianjin et Hebei
Les aéroports de Pékin Capital (PEK), Pékin Daxing (PKX) et Tianjin Binhai (TSN) donnent accès à l’ensemble de la zone Pékin-Tianjin-Hebei. Cette région couvre la capitale, la Grande Muraille (sections de Badaling et Mutianyu), Tianjin et ses concessions historiques.
Région de Shanghai, Jiangsu et Zhejiang
L’aéroport de Shanghai Pudong (PVG) et Shanghai Hongqiao (SHA) permettent de circuler dans trois provinces. Vous pouvez visiter Shanghai, Hangzhou, Suzhou, Nankin et les villes d’eau du delta du Yangtsé.
Guangdong (Canton, Shenzhen)
Les aéroports de Guangzhou Baiyun (CAN) et Shenzhen Bao’an (SZX) ouvrent l’accès à toute la province du Guangdong. Canton, Shenzhen et leurs environs sont accessibles.
Autres zones éligibles
Le programme s’étend également à Chengdu, Chongqing, Xi’an, Kunming, Xiamen, Wuhan, Qingdao et Dalian, entre autres. Chaque point d’entrée définit sa propre zone de circulation. La liste complète est régulièrement mise à jour par les autorités chinoises.
Conditions de nationalité et éligibilité
Le programme de transit sans visa Chine concerne les ressortissants de 54 pays. Tous les pays de l’Union européenne sont éligibles, ainsi que les États-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Brésil, le Mexique, l’Argentine, le Japon et la Corée du Sud.
Les conditions d’éligibilité sont les suivantes :
- Détenir un passeport valide d’un des 54 pays éligibles
- Posséder un billet d’avion confirmé vers un pays tiers (différent du pays de départ)
- Arriver et repartir par un point d’entrée couvert par le programme
- Ne pas dépasser la durée maximale autorisée
- Rester dans la zone géographique définie par le point d’entrée
Procédure étape par étape pour bénéficier du transit sans visa
La demande se fait à l’arrivée en Chine, directement au poste de contrôle de l’immigration. Aucune démarche préalable auprès d’un consulat n’est nécessaire.
Étape 1 : préparer ses documents avant le départ
Rassemblez votre passeport valide, votre billet d’avion vers le pays tiers avec date et heure confirmées, ainsi qu’une preuve d’hébergement en Chine (réservation hôtelière ou adresse de séjour). La réglementation en vigueur recommande également de disposer d’une copie de votre itinéraire complet.
Étape 2 : remplir la carte d’arrivée
Dans l’avion ou à l’aéroport, remplissez la carte d’arrivée en cochant la case « Transit sans visa ». Depuis 2024, plusieurs aéroports proposent une carte d’arrivée électronique qui simplifie cette formalité.
Étape 3 : se présenter au guichet dédié
À l’arrivée, dirigez-vous vers le guichet marqué « Transit Visa-Free » ou « 过境免签 ». Présentez votre passeport, votre billet de continuation et votre carte d’arrivée. L’agent vérifiera votre éligibilité et apposera un tampon de transit sur votre passeport, indiquant la date limite de départ.
Étape 4 : enregistrement à l’hôtel ou au poste de police
Si vous séjournez à l’hôtel, l’établissement effectue automatiquement votre enregistrement auprès des autorités. Si vous logez chez un particulier, vous devez vous enregistrer au poste de police local dans les 24 heures suivant votre arrivée.
Pièges courants à éviter lors d’un transit sans visa
Malgré la simplicité apparente du dispositif, plusieurs erreurs reviennent régulièrement et peuvent transformer une escale agréable en mésaventure administrative.
Le piège du pays tiers
C’est l’erreur la plus fréquente. Le pays de destination finale doit être différent du pays de provenance. Un voyageur français qui fait Paris-Shanghai-Paris n’est pas éligible. Pour contourner cette restriction, certains voyageurs ajoutent une escale dans un pays tiers (Hong Kong, par exemple), mais cette solution n’est valable que si le billet mentionne clairement Hong Kong comme destination.
Le dépassement de zone
Quitter la zone géographique autorisée constitue une infraction. Un voyageur en transit 144h via Shanghai ne peut pas se rendre à Pékin. Le non-respect de cette règle expose à une amende, une interdiction de séjour ultérieure, voire une détention temporaire.
Le dépassement de durée
Dépasser la durée autorisée, même de quelques heures, entraîne des sanctions. Prévoyez une marge de sécurité d’au moins 12 heures avant l’expiration de votre autorisation. Les retards de vol ne sont pas considérés comme une excuse valable par les autorités.
L’absence de preuve de continuation
Sans billet confirmé vers votre prochaine destination, l’agent d’immigration refusera le transit sans visa. Un simple itinéraire ou une réservation non confirmée ne suffisent pas. Le billet doit être émis et confirmé, avec un numéro de réservation vérifiable, selon les directives du ministère français des Affaires étrangères.
Transit sans visa ou visa classique : comment choisir
Le transit sans visa convient parfaitement aux escales courtes et aux voyageurs souhaitant découvrir une ville chinoise sans les contraintes d’une demande consulaire. Il est idéal pour une visite de deux à cinq jours dans une région précise.
En revanche, si votre séjour dépasse dix jours, si vous souhaitez visiter plusieurs régions éloignées ou si votre itinéraire ne satisfait pas la condition du pays tiers, le visa classique reste indispensable. De même, pour les voyageurs d’affaires ayant des réunions dans plusieurs villes, le visa M offre une flexibilité géographique que le transit sans visa ne permet pas.
